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Quand nettoyer le revêtement extérieur d'une maison

Les signes qui indiquent qu'un revêtement a besoin d'un lavage, pourquoi le côté nord vieillit différemment, et la période de l'année la plus favorable.

Un revêtement ne se salit jamais d'un coup

Une façade fonce lentement, saison après saison, et on finit par ne plus voir la différence parce qu'on la voit tous les jours. C'est souvent en comparant avec la maison voisine, ou en déplaçant un cabanon, qu'on réalise à quel point la couleur d'origine était plus claire.

C'est pour cette raison qu'un calendrier fixe est moins utile qu'un bon coup d'œil. Plutôt que de compter les années, il vaut mieux savoir quoi regarder.

Les signes qui indiquent qu'il est temps

Quelques indices reviennent constamment sur les maisons de Laval, de Montréal et de la Rive-Nord :

  • Des traînées grises ou noires qui descendent sous les joints de gouttière, signe d'eau qui a débordé et coulé sur le mur
  • Un voile vert sur le côté le moins ensoleillé de la maison, généralement le nord ou un mur à l'ombre d'un arbre
  • Des points noirs isolés, fixés dans la texture du vinyle et qui ne partent pas à la pluie
  • Une bande plus pâle derrière un meuble de patio ou un bac, qui révèle la teinte réelle par contraste
  • Un dépôt poudreux qui laisse une trace sur la main quand on passe le doigt sur la surface

Pourquoi le côté ombragé se salit plus vite

Ce n'est pas une impression. Un mur qui reçoit peu de soleil reste humide plus longtemps après chaque pluie, et cette humidité prolongée est exactement ce dont les algues et les mousses ont besoin pour s'installer. Un mur plein sud sèche en quelques heures et reste généralement propre plus longtemps, même exposé à la même quantité de pluie.

C'est ce qui explique qu'une maison puisse avoir une façade impeccable et un mur latéral nettement verdâtre. Les deux ont le même âge et le même revêtement : c'est le temps de séchage qui diffère.

Vinyle, aluminium, bois, fibrociment : ce qui change

Le type de revêtement ne change pas vraiment le moment où il faut nettoyer, mais il change la méthode à employer.

  • Vinyle : le plus courant et le plus tolérant, mais il se déforme sous une chaleur excessive et ses panneaux peuvent se déboîter si on pousse de l'eau derrière les joints
  • Aluminium : plus rigide, mais sa peinture cuite se marque facilement si la pression est mal dosée
  • Bois et bois d'ingénierie : sensibles à l'eau forcée dans les joints et au relèvement des fibres. Demandent la plus grande prudence
  • Fibrociment : solide en surface, mais les chants coupés et les points de fixation restent des portes d'entrée pour l'eau

Dans tous les cas, le réflexe de monter la pression est contre-productif. Pour comprendre pourquoi, voyez notre guide sur la différence entre pression et basse pression.

Les zones qu'on oublie presque toujours

Quand on nettoie soi-même, on s'occupe naturellement des grandes surfaces visibles de la rue. Les endroits suivants sont pourtant ceux qui trahissent le plus l'état général de la maison :

  • Le soffite et la fascia, où les traînées sont les plus marquées
  • Le dessous des rebords de fenêtre, qui accumulent un dépôt foncé
  • Le pourtour des descentes pluviales, souvent strié
  • Les murs derrière les arbustes et les haies, rarement atteints par le soleil
  • Le bas des murs, où la terre éclabousse lors des fortes pluies

Pourquoi le faire avant la saison froide

Les dépôts organiques retiennent l'humidité. Quand le gel arrive, cette humidité se fige dans la texture du revêtement et dans les joints. Nettoyer avant que les températures chutent laisse la façade sèche pour l'hiver.

C'est aussi le moment où le revêtement est généralement le plus sale de l'année, après une saison complète de pollen, de poussière et de pluie. C'est l'une des raisons pour lesquelles plusieurs propriétaires regroupent ce travail avec leur préparation d'automne.

Et si le revêtement a déjà beaucoup foncé ?

Un revêtement très encrassé n'est pas nécessairement abîmé. La plupart du temps, la couleur d'origine est encore là, sous une couche de dépôt organique. C'est la raison pour laquelle le résultat surprend souvent : on ne nettoie pas tant qu'on révèle ce qui était déjà là.

Il existe une limite, par contre. Une craie prononcée sur un vinyle très âgé, une peinture d'aluminium en fin de vie ou du bois dont la finition est partie ne reviendront pas à neuf par un lavage. Dans ces cas, le nettoyage améliore nettement l'apparence, mais il ne remplace pas une réfection.

En résumé

Fiez-vous à la façade plutôt qu'au calendrier. Un voile vert sur le côté ombragé, des traînées sous les gouttières ou une bande pâle derrière un meuble de patio sont des indications plus fiables qu'un nombre d'années.

Et comme l'état du revêtement dépend directement de la façon dont l'eau circule sur la maison, il vaut la peine de vérifier en même temps l'état de vos gouttières. Pour le nettoyage lui-même, voyez notre page nettoyage de revêtement extérieur.

Questions fréquentes

À quel signe reconnaît-on qu'un revêtement a besoin d'être lavé ?

Le signe le plus courant est une teinte verdâtre ou grisâtre sur les sections qui reçoivent peu de soleil, surtout le bas des murs et les façades nord. Comparez deux côtés de la maison : l'écart entre un mur exposé au soleil et un mur à l'ombre révèle généralement l'ampleur de l'accumulation.

Pourquoi le côté nord de la maison est-il toujours le plus sale ?

Parce qu'il sèche moins. Une surface qui reste humide plus longtemps après chaque pluie offre les conditions dont les algues et la moisissure ont besoin. C'est la même raison pour laquelle le bas des murs, souvent ombragé par des arbustes, se salit plus vite que le haut.

Quelle est la meilleure période de l'année pour laver un revêtement ?

La saison chaude, quand les surfaces sèchent rapidement et qu'il n'y a pas de risque de gel. Le printemps et l'été sont les périodes les plus favorables. Pour nos disponibilités, demandez une soumission ou appelez-nous.

À quelle fréquence faut-il laver le revêtement extérieur ?

Beaucoup moins souvent que les vitres. L'accumulation sur un revêtement est progressive et se mesure en années plutôt qu'en mois, ce qui explique qu'on la remarque rarement avant de comparer avec une section lavée. Les maisons entourées d'arbres ou très ombragées atteignent ce point plus vite.